mercredi 10 février 2010

don't change your plan (bbf)



i loved you before i met you and i met you just in time 'cause there was nothing left


Sur le baromètre de ma santé morale quand j'en arrive à avoir besoin d'écouter cette chanson c'est que je suis à un degré élevé de mélancolie.

Mélancolique mais pas complètement défaitiste. Un peu à l'image du temps. Je suis à mon bureau en train d'écrire ces mots avec du soleil sur la gueule tandis que je suis arrivé ce matin sous une tempête de neige. Ces deux phénomènes climatiques sont beaux à observer par la fenêtre. Les gros flocons qui recouvrent ces belles maisons en pierre ou les rayons du soleil qui rebondissent sur les fenêtres et aveuglent la rue, offrent un spectacle presque irréelles.
Je suis mélancolique, comme beaucoup de personne, sans raison. On se dit que c'est juste du vague à l'âme. Pas besoin de raisons pour être triste pour certaine personnalité, mais c'est peut être juste une façade et c’est même presque agréable à ressentir…... En réalité, des raisons d'être vraiment triste il YEN A. Il ya les maladies qui guettent nos proches, des choses qu'on a dites qu'on effacera jamais et qui nous donne envie de courber la tete et le dos jusqu'a pouvoir balayer le trottoir avec ses cheveux, il ya des soucis administratifs qu'on ne sait pas gérer seuls et qui nous donnent un sentiment d'impuissance enorme, il ya le temps qui passe vite et qui nous force à faire,  presque inconsciemment et presque dans l'urgence, le deuil de nos rêves passés.

En ce moment je m'en veux beaucoup de ne pas arriver à vivre l'histoire d'amour que je voudrais. Je pensais être forte, dépendante, que je pouvais gérer une histoire avec un garçon en même temps que je gère la mienne. Je ne réalisais pas, que j'attendais de quelqu'un qui prétend m'aimer, qu'il me sauve. Qu'il repousse toute forme de souffrance et de frustration, toute sorte de peur et de d'inaptitude. Qu’il fasse en sorte que je ne m’inquiète plus jamais. J’ai attendu tout ca, évidemment en vain.
Maintenant que j'ai compris, je tente de ne plus vouloir le conformer à mes propres desirs et d’entreprendre de me sauver par moi même. C'est dur d'être dans cette phase là sans rejeter l'autre, c'est dur de ne pas lui en vouloir au fond de ne pas avoir joué ce rôle, même impossible.
Tout ca, en réalisant que j’ai encore failli tout foutre en l’air avec mes exigences délirantes.

C’est ca qui rend mélancolique aussi, quand tout a l’air de bien se passer, mais qu’on sent roder malgré tout, l’odeur aigre du début de la fin.

i love you, goodbye.... i love you, goodbye....

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